Après notre week-end prolongé chez Edith et Hans, qui nous ont réservé un accueil chaleureux et que nous remercions encore, nous reprenons donc notre bâton de pèlerin pour aller à la « conquête » d’une nouvelle capitale BRATISLAVA. La ville de Vienne nous a vraiment interpellés, par ses monuments, ses façades, sa vie touristique, son histoire, sa musique. L’image que nous en avions n’a donc pas été ternie bien au contraire. Dommage que le temps ne se prêtait guère à notre visite. Nous étions dans une partie viticole de l’Autriche et avons trouvé quelques similitudes avec notre Alsace avec des versants escarpés et la plaine qui nous a conduit aux portes de la Slovaquie. Bizarrement, lorsque nous passons les frontières (elles existent encore), nous sommes systématiquement arrêtés par les douaniers, qui eux aussi se demandent bien quelle espèce débarque ainsi. On les soupçonne de chercher à savoir de quelle nationalité nous sommes. Les touristes français dans ses coins de campagne, à cette époque et qui se présentent de cette façon sont chose rare, sinon du jamais vu. Il est vrai que partout où nous passons (hormis dans les grandes villes), nous sommes complètement immergés avec les gens du cru, essayant bon an mal an d’échanger quelques bribes d’allemand ou d’anglais, alors même que souvent ils ne parlent que leur langue. Que dire de la Slovaquie, sinon que ce pays est également fait de contrastes. Autant l’approche de la Tchéquie avec ses villages tristes nous avait marqués, autant nous avons été agréablement surpris par l’ambiance des villages slovaques. Maisons bien entretenues, fleuries, aspect de propreté. On peut encore s’exprimer en allemand, mais il est déjà plus difficile de se faire comprendre. Nous entrons à BRATISLAVA par le boulevard périphérique qui pourrait nous faire penser à une entrée de grosses agglomérations françaises, avec ses barres de logements sociaux. Beaucoup de grands travaux routiers (financements européens obligent) et enfin découverte du centre de la ville. Autant dire qu’avec notre « véhicule » ce n’est pas une partie de plaisir. Il y a déjà beaucoup moins de monde qu’à Munich, Prague ou Vienne, mais la ville « touristique » est agréable à visiter. Malgré un changement de roue à Vienne, nous sommes toujours embêtés avec les rayons qui lâchent les uns derrière les autres. Nous ne nous attardons donc pas et repartons en direction de BUDAPEST, qui est à 3 jours de pédalage. L’étape prévue pour l'arrivée sur la banlieue de Budapest s’est transformée en une véritable galère, avec une centaine de kilomètres parcourue sous des trombes d’eau et une roue (4 ème réparation) qui nous oblige à finir notre parcours à pied et ce sur 30 kilomètres en poussant le tandem. Nous arrivons donc à la nuit tombée et grâce à des rencontres fortuites pouvons prendre possession d’une chambre « pension ». Nos exigences dans ces cas là se limitent à un toit. Compte tenu de notre problème technique, nous sommes, par la force des choses, immobilisés dans la banlieue de BUDAPEST. Il nous faut donc trouver une solution de dépannage et également visiter cette nouvelle capitale. Les magasins « classiques » ferment le samedi après-midi, nous devrons attendre lundi pour trouver une nouvelle roue et ce tout à fait par hasard. Nous avons du prendre les transports en commun depuis notre point de chute et nous pouvons dire que la population locale n’a pas du voir beaucoup de touristes se mêler ainsi à eux. Notre premier contact avec cette capitale était mitigé car d’abord il pleuvait et ensuite nous avions le souci de trouver une solution à nos ennuis techniques et la partie de ville que nous avons visitée à pied n’était pas forcément ce qu’il y avait de plus attirant. Par contre, notre deuxième journée de visite a vraiment changé notre façon d’apprécier la ville (comme quoi attention aux clichés) et nous avons découvert une ville riche de monuments de toute splendeur, riche de divers musées et un climat spécial réservé aux rives du Danube. Nous quittons Budapest en direction de la Slovénie. Le parcours établi nous fait longer le lac « Balaton » apparemment très touristique et nous sommes surpris de découvrir une sorte de côte d’azur hongroise. Les villas se succèdent, toutes plus belles les unes que les autres. Il y a un nombre impressionnant d’hôtels et de restaurants (fermés pour la plupart car hors saison). Dès que l’on sort de cette zone et nous enfonçons à nouveau dans la campagne, la différence est sidérante et les routes de mauvaise qualité. La Slovénie, quant à elle,
nous a séduite tout de suite. Que ce soit par l’environnement
naturel, l’accueil de ses habitants, l’entretien de ses
villages, ses paysages d’automne et son ambiance chaleureuse.
Même cette première journée passée à
pédaler sous des trombes d’eau n’aura pas réussi
à nous désenchanter. Quelques Statistiques après 45 jours Kilomètres parcourus
: 3500 |
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