27 janvier 2005 au 10 février 2005  
 
 
PORTUGAL  
Après avoir passé pratiquement un mois en Espagne et profité d’un temps exceptionnel, nous passons au Portugal où nous trouvons tout de suite un environnement complètement différent.
Bien que le tourisme soit également présent dans ce pays, cela n’a rien à voir avec l’Espagne, même si l’on constate sur la côte sud du Portugal une urbanisation récente.
Il est curieux de voir proliférer les terrains de golf, qui forment des taches vertes dans un environnement souvent très asséché. C’est un des atouts pour attirer le tourisme étranger et celui plus marqué du clientélisme anglais.
Les gens qui vivent dans la partie intérieure du pays n’ont apparemment pas un niveau de vie élevé car les cultures ici sont plus difficiles et les terres arides.
Nous n’avons d’ailleurs pas vu le genre de cultures intensives sous serres que l’on trouve en Espagne.
Il est, paraît-il très facile aux étrangers, qui souhaitent venir s’installer au Portugal, de trouver à acheter des terres.
Nous aurons eu beaucoup de plaisir à circuler en vélo dans ce pays, car la circulation intense que nous avons connu en suivant la côte espagnole nous avait un peu stressés. Aussi avons nous pu ici tout à loisir profiter sereinement des paysages, de la vie des villages traversés.
Comme notre parcours nous conduit à repasser en Espagne par la partie est du Portugal, nous ne pourrons donc pas vous donner nos impressions concernant le nord du pays, qui est sans doute encore différent par rapport aux paysages, à la vie des gens et à leur mentalité.

Le 27 janvier

Pour notre première étape au Portugal, nous roulons avec un vent froid de ¾ face et ne nous attardons guère pour prendre des photos.

De toute façon le paysage n’a rien de particulier. Par contre, vous pourrez constater qu’il y a différent moyen de voyager. Ici, c’est carrément toute la famille, y compris le chien, qui se déplacent au son des sabots.  

Le 28 janvier

Apparemment la côte de l’Algrave a elle aussi des envies d’urbanisation à tout crin. Quel dommage, car on y trouve de tout et n’importe quoi en terme d’architecture. A vous de choisir !
Avant de poursuivre notre route, nous prenons le temps de discuter avec les bombeiros de la ville de Lagos, qui ne semblaient pas être vraiment débordés lors de notre passage.
Comme nous étions attendus par nos hôtes du soir, Pierrette et Philippe, nous demandons notre chemin aux papys du village. Cela a failli se terminer en pugilat car ils semblaient ne pas être d’accord entre eux sur les indications à nous donner (d’ailleurs nous ne comprenions rien à ce qu’ils nous disaient).


Le 29 janvier

Après avoir été si gentiment accueillis par Pierrette, Philippe et leurs enfants et avoir partagé avec eux leur dîner, nous repartons au matin avec le soleil, alors que cette nuit il a gelé.
Nous remontons tranquillement la côte ouest en direction de Lisbonne. La circulation n’est vraiment pas intense et nous permet donc de profiter de la nature environnante, qui est très reposante.
Nous passons régulièrement devant des fabriques de poteries et céramiques.
C’est bien une des premières fois qu’il nous est donné de voir un tas d’écorces de chênes liège. Il est paraît-il de plus en plus difficile de se procurer des bouchons en liège.

Le 30 janvier

Nous aurons pratiquement droit toute la journée à ce style de paysage très vallonné.
Cela nous fait penser un peu au paysage du Jura au printemps.

Au Portugal, il y a aussi les soldes au mois de janvier !…
Pouvez-vous sentir ce petit brin de fleur sauvage, qui a embaumé aujourd’hui notre journée ?

Le 31 janvier

Comme il fait un peu frais ce matin, nous nous arrêtons dans un bar « couleur locale » pour boire un café.
Même s’il y a un petit vent frais, celui-ci ne nous dissuade pas de profiter du soleil et de l’océan pour notre pique-nique du jour.
Il y a par ici des plages de sable qui ne sont guère fréquentées lors de notre passage. Nous supposons qu’il n’en est pas ainsi en période estivale, quoique apparemment il n’y ait pas beaucoup d’infrastructures pour accueillir les touristes.
Alors que nous passons aujourd’hui les 9 000 kms, nous avons droit à notre première crevaison (sur la roue arrière évidemment !).

Le 1 février

Nous continuons à profiter de bonnes conditions météo pour poursuivre tranquillement notre route qui borde en partie l’océan.

Le paysage aujourd’hui se compose essentiellement de grands espaces boisés et secs avec un terrain très sablonneux.

Le 2 février

Nous partons prendre le ferry à Montijo pour arriver directement sur Lisbonne et en chemin nous passons devant cette maison de ville aux couleurs portugaises.
Lisbonne est une capitale où l’on peut encore circuler sans trop de problèmes en deux roues ; ce qui nous a permis d’aller prendre quelques photos en compagnie de notre tandem.

Lisbonne perdrait un peu de son identité s’il n’y avait plus leur fameux tram traditionnel.
Le théâtre est particulier avec ses arbustes implantés en façade.
Nous faisons un petit tour sur les hauteurs de la ville pour y découvrir une vue plus générale.

Le 3 février

Nous profitons d’un peu de répit pour flâner dans Lisbonne.
A priori le port ne semble pas forcément être un bon plan pour accoster en toute sécurité.
Nous aurons bien sûr à cœur de boire à la santé de toutes les personnes qui souvent trinquent à la nôtre.

Le 4/5/6 février

Accompagnés de nos cousins de Belfort, nous cheminons dans Lisbonne et dans sa proche périphérie pour y découvrir son architecture et ses fantaisies.

Le 7 février

Nous quittons cette capitale de Lisbonne pour aller vers Madrid, capitale d’Espagne.
En chemin, nous passons devant ce bel édifice typiquement Portugais qu’est le marché couvert de Santarem.

Le 8 février

Chemin faisant, nous remarquons cette petite chapelle aux couleurs du pays.
Sans qu’il y ait beaucoup de hauteur sur notre parcours, nous avons tout de même une belle vue ici sur le Tage.
Aujourd’hui, nous aurons la chance et l’honneur de partager le dîner avec une famille portugaise, qui nous a conviés à sa table avec beaucoup de gentillesse.

Le 9 février

Notre étape du jour nous a permis essentiellement d’observer à plusieurs reprises les cigognes, soit dans leur nid, soit en vol, soit posées dans les champs, soit en formation.
Pendant 90 kilomètres, le paysage a peu varié, entre terrains arides et sablonneux, forêts d’arbres et de végétaux, faux plats montants, côtes et vent de face.

 

Le 10 février

Nous quitterons le Portugal avec un temps bien ensoleillé et avec moins de vent ; ce qui nous permettra d’apprécier encore davantage le paysage qui se veut particulier car un peu lunaire avec un terrain très pierreux et aride.
Seuls les panneaux et un édifice marqueront la délimitation entre l’Espagne et le Portugal. La région est peu habitée car sans doute les conditions de vie ne sont ici pas idéales.
Malgré tout, nous avons pu voir un troupeau de vaches qui se confondent curieusement au paysage.