| Notre
découverte de l’Espagne se passera
en deux temps puisque nous allons longer toute la côte
jusqu’à Cadiz, remonter à Séville
pour ensuite atteindre le Portugal. Enfin, nous rejoindrons
Madrid, la capitale de l’Espagne avant de remonter
sur la côte ouest française.
Ce choix de parcours est lié aux conditions climatiques,
car étant donné la période à
laquelle nous pédalons il nous fallait évidemment
orienter notre parcours là où nous avions
le plus de chance d’avoir un temps acceptable. La
suite des évènements nous a donné
raison jusqu’à présent, car nous n’avons
eu aucune journée de pluie pendant toute la période
durant laquelle nous avons roulé en Espagne. Il
semblerait même que ce soit vraiment exceptionnel
pour la saison. |
| ESPAGNE |
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Le
2 janvier
Nous avons refait le plein d’amitié pendant
ce week-end de nouvel an à Barcelone et partons
regonflés vers de nouveaux horizons.
Nous longeons la costa daurada et le relief escarpé
nous permet d’avoir une vue très agréable
sur le chemin parcouru, la mer et les villes côtières.
Il y de nombreuses villes qui se succèdent et sont
bien entendu vouées principalement au tourisme.
Il fait très beau ce jour (jusqu’à
22°) et nous croisons un nombre incroyable de cyclistes
(sans doute pour la sortie dominicale).
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Le
3 janvier
Nous
nous arrêtons à Tarragone, qui mérite
d’être visitée et appréciée
pour la diversité de ses monuments et son animation.
Nous faisons la connaissance d’un couple de Toulouse
et leurs enfants qui attendent avec impatience l’arrivée
des Rois Mages (fête traditionnelle en Catalogne),
ainsi que ces deux personnes handicapées qui se
sont intéressées à notre périple.
Le papy à qui j’ai tenu compagnie un moment
n’était quant à lui pas très
volubile et pour cause…
Une autre curiosité de la ville
est la reproduction d’une Tour humaine, qui est
également une tradition dans la région.
Un petit clin d’œil à notre fille par
rapport à cette statue constituant un détail
de la fontaine.

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Le
4 janvier
Toute la journée, nous «
naviguerons » entre montagne et mer. Mais si l’on
veut vraiment aller voir la côte de près,
il faut spécialement se rendre dans les villes
côtières, qui ne sont pas reliées
entre elles. Pour notre pique nique du jour, nous avons
donc choisi le port de Ampolla, très calme et plaisant
et nous avons pu remarquer que les mamys ne tricotent
pas mais démêlent les filets de pêche.
Nous sommes également très surpris de constater
le nombre de constructions en cours tout au long de la
côte ; c’est vraiment effarant. A croire que
le tourisme marche fort. Vous remarquerez, que le choix
du lieu de pique nique est à peine orienté
par la déformation professionnelle, pour mieux
espionner.
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Le
5 janvier
Le magasin où nous nous sommes
arrêtés pour faire réparer (pour la
nième fois notre roue)
était situé en plein marché. Nous
en profitons pour faire une photo souvenir avec les gosses
du quartier qui étaient tout heureux.
Nous avons compté 28 grues dans ce nouveau quartier
d’Oropesa ; ce qui confirme bien notre impression
sur les constructions importantes, partout en bord de
mer.
A notre étape du soir, nous arrivons au moment
de l’avènement des Rois Mages, venus annoncer
la naissance du Christ. Dans cette partie de l’Espagne,
cette fête est encore plus importante que Noël
et le 6 janvier pour eux (épiphanie pour nous)
est férié.

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Le
6 janvier
Encore une petite photo prise à
la sortie de Benicassim et en avant pour de nouveaux tours
de roue vers Valencia.
La route « unique » que nous empruntons nous
oblige à nous détourner pour pouvoir traverser
les villes alentour, que nous choisissons donc au hasard.
Ici à Villa Real, nous trouvons encore des traces
des fêtes de fin d’année.
En cours de route, il nous arrive soit d’être
très bons, soit d’être très
nuls suivant les circonstances, c’était écrit…
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Le
7 janvier
Après quelques difficultés à trouver
la route pour entrer à Valencia (arrivée
par l’autoroute en plein flux automobile), nous
accédons au centre de la ville et tombons tout
de suite sous son charme. L’architecture, la beauté
et la diversité des façades, la propreté
de la ville, l’animation, la convivialité,
les parcs publics sont autant d’atout pour rendre
notre séjour très plaisant.
On trouve également ici les ingrédients
propres à l’Espagne : les costumes espagnoles,
la paella, le jambon, la céramique et bien d’autres
choses que nous nous efforcerons de vous faire découvrir
au fil des kilomètres parcourus…
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Le
8 janvier
Nous
avons encore droit ce matin pour partir à l’autoroute
et toute sa circulation et s’il fait froid il y
a tout de même du soleil. Notre route sera jalonnée
de rizières, d’orangeraies, de palmeraies.
D’ailleurs que faisions nous dans celle-ci ?
Si la route passe rarement dans les villes, nous pouvons
tout de même souvent apercevoir les nombreux clochers
des églises. Par ici, ils sont souvent sous forme
de rotondes magnifiques, sauf pour ceux-ci.
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Le
9 janvier Après
avoir testé le camping en hiver en Espagne, ce
matin nous prévoyons une grande étape pour
rejoindre Alicante. Le paysage plus montagneux (et plus
casse pattes !) nous séduit. Nous sommes vraiment
subjugués par l’urbanisation intensive de
cette partie de la côte. Dans certaines villes en
bord de mer, nous apercevons de la route des gratte ciels
impressionnants.

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Le
10 janvier
Nous
profitons de notre route jalonnée de quantité
de cultures d’oranges pour essayer toutes les variétés.
Vous pourrez constater que là, elles sont particulièrement
dopées.
Les décors en céramique ornent beaucoup
de maisons, d’immeubles, escaliers et ici une fontaine
publique.
Comme nous avançons à grandes pédalées,
nous aurions presque pu croire que nous étions
arrivés à Rio de Janeiro, enfin presque…

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Le
11 janvier
Après les cultures d’oranges
et de mandarines, nous longeons les cultures de citrons.
Dommage que nous ne puissions les consommer aussi facilement,
car ça ne manque pas. C’est actuellement
l’époque de la cueillette.
Il y a également un nombre important d’élevage
de porcs et rien qu’à l’odeur on sait
où les trouver, mais là on ne peut pas vous
en faire profiter…
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Le
12 janvier
Non, nous ne sommes
pas en Afrique ou sur les routes de je ne sais quel désert,
mais bien dans le Sud de l’Espagne. On doit s’adapter
aux routes proposées aux cyclos, même si
celles ci sont un peu déficientes comme vous pouvez
le constater.
Nous nous sommes rattrapés par la suite en empruntant
carrément l’autoroute, faute de mieux pour
arriver à VERA où nous avons visité
l’arène.
Ensuite, nous nous sommes essayés sur les routes
montagneuses des sierras, pour nous permettre de regagner
le bord de mer.
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Le
13 janvier
Ce
matin, nous commençons par 17 kilomètres
de montée partant du bord de mer pour traverser
la sierra. Le paysage est magnifique tant il est reposant.
Le peu de circulation du début de matinée
(les espagnols ne sont pas matinaux) nous le laisse apprécier
en toute sérénité.
Par la suite, nous pédalerons en ayant d’un
côté un paysage quasi désertique qui
nous rappelle certains films « western » et
de l’autre ce sont des milliers d’hectares
de cultures sous serres (tomates notamment) qui font penser
à une mer de glace.

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Le
14 janvier
Nous quittons ce matin Almeria, la ville
où la température moyenne sur l’année
est de 20° .
Ce matin d’ailleurs lorsque nous partons il fait
14° et le ciel est au grand beau.
Nous pouvons donc profiter tranquillement de la vue sur
le bord de mer, avant de nous retrouver un peu plus tard
à l’intérieur des terres, qui est
nettement moins attrayant.
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Le
15 janvier
Le
parcours aujourd’hui est nettement plus difficile
au niveau du relief, mais souvent qui dit élévation,
dit également vue. Nous pouvons donc apercevoir
d’un côté une plage qui n’est
pas occupée par les touristes ou les pingoins,
mais par des… cultures !
De l’autre côté, la montagne aride
est bien là aussi, et nous pouvons voir également
des cultures en espalier.
Nous aurions aimé être hébergés
dans cette maison pour notre fin d’étape,
mais finalement nous opterons simplement pour le bord
de mer.
 
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