2 janvier 2005 au 15 janvier 2005  
 
 
Notre découverte de l’Espagne se passera en deux temps puisque nous allons longer toute la côte jusqu’à Cadiz, remonter à Séville pour ensuite atteindre le Portugal. Enfin, nous rejoindrons Madrid, la capitale de l’Espagne avant de remonter sur la côte ouest française.
Ce choix de parcours est lié aux conditions climatiques, car étant donné la période à laquelle nous pédalons il nous fallait évidemment orienter notre parcours là où nous avions le plus de chance d’avoir un temps acceptable. La suite des évènements nous a donné raison jusqu’à présent, car nous n’avons eu aucune journée de pluie pendant toute la période durant laquelle nous avons roulé en Espagne. Il semblerait même que ce soit vraiment exceptionnel pour la saison.
ESPAGNE  

Le 2 janvier

Nous avons refait le plein d’amitié pendant ce week-end de nouvel an à Barcelone et partons regonflés vers de nouveaux horizons.
Nous longeons la costa daurada et le relief escarpé nous permet d’avoir une vue très agréable sur le chemin parcouru, la mer et les villes côtières.
Il y de nombreuses villes qui se succèdent et sont bien entendu vouées principalement au tourisme. Il fait très beau ce jour (jusqu’à 22°) et nous croisons un nombre incroyable de cyclistes (sans doute pour la sortie dominicale).

 

Le 3 janvier

Nous nous arrêtons à Tarragone, qui mérite d’être visitée et appréciée pour la diversité de ses monuments et son animation. Nous faisons la connaissance d’un couple de Toulouse et leurs enfants qui attendent avec impatience l’arrivée des Rois Mages (fête traditionnelle en Catalogne), ainsi que ces deux personnes handicapées qui se sont intéressées à notre périple.
Le papy à qui j’ai tenu compagnie un moment n’était quant à lui pas très volubile et pour cause…

Une autre curiosité de la ville est la reproduction d’une Tour humaine, qui est également une tradition dans la région.
Un petit clin d’œil à notre fille par rapport à cette statue constituant un détail de la fontaine.

Le 4 janvier

Toute la journée, nous « naviguerons » entre montagne et mer. Mais si l’on veut vraiment aller voir la côte de près, il faut spécialement se rendre dans les villes côtières, qui ne sont pas reliées entre elles. Pour notre pique nique du jour, nous avons donc choisi le port de Ampolla, très calme et plaisant et nous avons pu remarquer que les mamys ne tricotent pas mais démêlent les filets de pêche.
Nous sommes également très surpris de constater le nombre de constructions en cours tout au long de la côte ; c’est vraiment effarant. A croire que le tourisme marche fort. Vous remarquerez, que le choix du lieu de pique nique est à peine orienté par la déformation professionnelle, pour mieux espionner.

 

Le 5 janvier

Le magasin où nous nous sommes arrêtés pour faire réparer (pour la nième fois notre roue)
était situé en plein marché. Nous en profitons pour faire une photo souvenir avec les gosses du quartier qui étaient tout heureux.
Nous avons compté 28 grues dans ce nouveau quartier d’Oropesa ; ce qui confirme bien notre impression sur les constructions importantes, partout en bord de mer.
A notre étape du soir, nous arrivons au moment de l’avènement des Rois Mages, venus annoncer la naissance du Christ. Dans cette partie de l’Espagne, cette fête est encore plus importante que Noël et le 6 janvier pour eux (épiphanie pour nous) est férié.


Le 6 janvier

Encore une petite photo prise à la sortie de Benicassim et en avant pour de nouveaux tours de roue vers Valencia.
La route « unique » que nous empruntons nous oblige à nous détourner pour pouvoir traverser les villes alentour, que nous choisissons donc au hasard. Ici à Villa Real, nous trouvons encore des traces des fêtes de fin d’année.
En cours de route, il nous arrive soit d’être très bons, soit d’être très nuls suivant les circonstances, c’était écrit…

Le 7 janvier

Après quelques difficultés à trouver la route pour entrer à Valencia (arrivée par l’autoroute en plein flux automobile), nous accédons au centre de la ville et tombons tout de suite sous son charme. L’architecture, la beauté et la diversité des façades, la propreté de la ville, l’animation, la convivialité, les parcs publics sont autant d’atout pour rendre notre séjour très plaisant.
On trouve également ici les ingrédients propres à l’Espagne : les costumes espagnoles, la paella, le jambon, la céramique et bien d’autres choses que nous nous efforcerons de vous faire découvrir au fil des kilomètres parcourus…

Le 8 janvier

Nous avons encore droit ce matin pour partir à l’autoroute et toute sa circulation et s’il fait froid il y a tout de même du soleil. Notre route sera jalonnée de rizières, d’orangeraies, de palmeraies. D’ailleurs que faisions nous dans celle-ci ?
Si la route passe rarement dans les villes, nous pouvons tout de même souvent apercevoir les nombreux clochers des églises. Par ici, ils sont souvent sous forme de rotondes magnifiques, sauf pour ceux-ci.

Le 9 janvier

Après avoir testé le camping en hiver en Espagne, ce matin nous prévoyons une grande étape pour rejoindre Alicante. Le paysage plus montagneux (et plus casse pattes !) nous séduit. Nous sommes vraiment subjugués par l’urbanisation intensive de cette partie de la côte. Dans certaines villes en bord de mer, nous apercevons de la route des gratte ciels impressionnants.

Le 10 janvier

Nous profitons de notre route jalonnée de quantité de cultures d’oranges pour essayer toutes les variétés. Vous pourrez constater que là, elles sont particulièrement dopées.
Les décors en céramique ornent beaucoup de maisons, d’immeubles, escaliers et ici une fontaine publique.
Comme nous avançons à grandes pédalées, nous aurions presque pu croire que nous étions arrivés à Rio de Janeiro, enfin presque…

Le 11 janvier

Après les cultures d’oranges et de mandarines, nous longeons les cultures de citrons. Dommage que nous ne puissions les consommer aussi facilement, car ça ne manque pas. C’est actuellement l’époque de la cueillette.
Il y a également un nombre important d’élevage de porcs et rien qu’à l’odeur on sait où les trouver, mais là on ne peut pas vous en faire profiter…

Le 12 janvier

Non, nous ne sommes pas en Afrique ou sur les routes de je ne sais quel désert, mais bien dans le Sud de l’Espagne. On doit s’adapter aux routes proposées aux cyclos, même si celles ci sont un peu déficientes comme vous pouvez le constater.
Nous nous sommes rattrapés par la suite en empruntant carrément l’autoroute, faute de mieux pour arriver à VERA où nous avons visité l’arène.
Ensuite, nous nous sommes essayés sur les routes montagneuses des sierras, pour nous permettre de regagner le bord de mer.


Le 13 janvier

Ce matin, nous commençons par 17 kilomètres de montée partant du bord de mer pour traverser la sierra. Le paysage est magnifique tant il est reposant. Le peu de circulation du début de matinée (les espagnols ne sont pas matinaux) nous le laisse apprécier en toute sérénité.
Par la suite, nous pédalerons en ayant d’un côté un paysage quasi désertique qui nous rappelle certains films « western » et de l’autre ce sont des milliers d’hectares de cultures sous serres (tomates notamment) qui font penser à une mer de glace.

Le 14 janvier

Nous quittons ce matin Almeria, la ville où la température moyenne sur l’année est de 20° .
Ce matin d’ailleurs lorsque nous partons il fait 14° et le ciel est au grand beau.
Nous pouvons donc profiter tranquillement de la vue sur le bord de mer, avant de nous retrouver un peu plus tard à l’intérieur des terres, qui est nettement moins attrayant.

Le 15 janvier

Le parcours aujourd’hui est nettement plus difficile au niveau du relief, mais souvent qui dit élévation, dit également vue. Nous pouvons donc apercevoir d’un côté une plage qui n’est pas occupée par les touristes ou les pingoins, mais par des… cultures !
De l’autre côté, la montagne aride est bien là aussi, et nous pouvons voir également des cultures en espalier.
Nous aurions aimé être hébergés dans cette maison pour notre fin d’étape, mais finalement nous opterons simplement pour le bord de mer.